Trésor de l’église « Notre-Dame de l’Assomption » de Notre-Dame de Monts


Ostensoirs

Classé au titre des monuments historiques, 1976

 

 

Réalisé en 1767 par Charles Porcher (1733-1776) maître-orfèvre parisien, cet ostensoir en argent repose sur quatre pieds ornés de feuilles d’acanthe. Sur sa face avant, est représenté le Christ à la table des Disciples d’Emmaüs, sur l’arrière, un cartouche uni entouré de feuillages. Le nœud, orné de feuilles d’acanthe et encadré de deux têtes d’angelots, laisse partir une gerbe de blé sur laquelle se détachent des feuilles de vigne et une grappe de raisins, symboles eucharistiques du pain et du vin. Elle soutient la lunule, petit réceptacle circulaire et transparent, placée dans la partie centrale pour l’exposition de l’hostie, entourée de quatre angelots sur un fond de nuages. De là, partent les rayons droits et flamboyants de la gloire. L’objet est surmonté d’une simple croix latine.

 

 

Réalisé à la fin du XIXe siècle, cet ostensoir classique en laiton doré sert de réceptacle au Saint-Sacrement. Il est appelé ostensoir-soleil car la partie destinée à recevoir l’hostie est entourée d’une Gloire. Cette dernière surmontée d’une croix alterne des rayons lumineux, droits et ondulés. De fausses pierreries rouges et blanches ornementent la gloire et le nœud. Un décor végétal composé de fleurs, de feuilles de vignes et grappes de raisins se répand sur l’ensemble de l’objet. Douze médaillons représentant les apôtres accompagnés de leurs attributs entourent la lunule : Thomas, Philippe, Thaddée, André, Barthélémy, Simon, et ornent le pied : Matthieu, Pierre, Paul, Jacques le Majeur, Jean, Jacques le Mineur. 


 

Croix reliquaire

Cette croix-reliquaire est aussi appelée croix-reliquaire de la vraie croix. Le 3 janvier 1850, Mgr Jacques-Marie Baillès, évêque de Luçon de 1845 à 1856, procède à la translation solennelle de la vraie croix dans l’église de Notre-Dame-de-Monts. Le procès-verbal conservé dans les archives paroissiales précise que la parcelle de la vraie croix est insérée dans un reliquaire en argent fixé à une croix de bronze doré. Le reliquaire est réalisé par le maître-orfèvre parisien Hippolyte Puche. Au revers, il comporte une médaille miraculeuse frappée à la suite de l’apparition de la Vierge à Catherine Labouré en 1830  avec l’invocation « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». La croix-reliquaire repose sur quatre pieds en forme de pattes de lion. Sur la face, est représenté l’agneau pascal, au revers, le triangle trinitaire entouré d’une nuée avec de part et d’autre, des grappes de raisins et des feuilles de vigne. Les extrémités des bras de la croix se terminent par des fleurons.  


 

Croix de Procession

 

Classée au titre des monuments historiques, 1976

 

 

Réalisée entre 1763 et 1767 par le maître-orfèvre sablais Etienne Payneau, cette croix en argent est utilisée lors des processions. Elle porte le Christ auréolé d’une gloire et d’une couronne d’épines et surmonté de l’inscription INRI (Jésus de Nazareth, roi des Juifs). Le nœud est orné de motifs végétaux et s’emboîte sur une hampe en bois. Une feuille d’acanthe décore la base de la croix et ses bras se terminent par des fleurons.  La qualité du mobilier liturgique de l’église de Notre-Dame-de-Monts souligne l’importance et la richesse de la commande religieuse dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. 


 

 

 

Classée au titre des monuments historiques, 1976

 

 

Cette croix d’autel en argent réalisée par le maître-orfèvre sablais Etienne Payneau entre 1763 et 1767 est à associer à la croix de procession. La même iconographie apparaît : le Christ auréolé d’une gloire et d’une couronne d’épines et surmonté de l’inscription INRI (Jésus de Nazareth, roi des Juifs), la feuille d’acanthe à la base de la croix et les fleurons à chaque extrémité. Le nœud est orné d’un réseau de canaux et le pied d’un cartouche ornemental. La croix était placée au centre de l’autel. 


 

Ciboire chrismatoire pour les malades

 

Classé au titre des monuments historiques, 1977

 

 

Ce ciboire des malades en argent repoussé et ciselé date du XVIIIe siècle. Il servait à porter le viatique, ce sacrement de l’eucharistie administré à un chrétien à l’approche de sa mort. Il est appelé chrismatoire car le nœud pouvait aussi recevoir l’huile du sacrement des malades. Le couvercle et le pied sont ornés d’un réseau de canaux et le nœud d’une frise d’oves. Il est surmonté d’une croix latine. 


 

Ciboire 

 

Classé au titre des monuments historiques, 1976

 

 

Réalisé en 1767 par Charles Porcher (1733-1776) maître-orfèvre parisien, ce ciboire en argent est un vase sacré utilisé pour la conservation des hosties consacrées et leur distribution lors de la communion. Le couvercle dont l’intérieur est doré, le nœud et le pied sont ornés d’épis de blé, symbole du pain. Il est surmonté d’une croix travaillée. 


 

 

Ciboire des malades

 

 

Ce ciboire des malades est appelé pyxide des malades car la coupe ne comporte pas de tige et est réduite à une petite base. Réalisé en argent au milieu du XIXe siècle, cette pyxide est dépouillée et surmontée d’une croix simple qui se termine par des fleurons.

 

 


 

Ampoule aux saintes huiles

 

 

Cette ampoule aux saintes huiles en argent a été réalisée à Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle. De forme cylindrique, elle est dépourvue d’ornement. Seule une petite moulure vient souligner la base du couvercle bombé surmonté d’une croix latine. Le couvercle et le récipient comporte l’inscription : EXTR UNCT. Ce petit récipient contenait l’huile des malades utilisée dans la célébration du sacrement des malades, appelé autrefois l’extrême onction.

 

 

 

 


 

Calice

 

 

Ce calice en argent a été réalisé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Dépouillé de tout ornement, il présente une simple croix sur le pied.

 

 


VIERGE D'ACCOUCHÉE

 

Statuette en faïence qui représente la Sainte Vierge couronnée portant l’enfant Jésus sur le bras gauche. La Vierge d'accouchée se trouve couramment dans les foyers aux XVIIIème et XIXème siècles, notamment en Bretagne.
Une vraie Vierge d’accouchée se reconnaît par sa couronne évidée, au fond de laquelle se trouve un petit trou (sans le trou il s’agirait d’une statuette bénitier). Ce trou permet de faire couler une petite quantité d’eau bénite dans la statuette, le fond étant entièrement hermétique.
Dans cette couronne évidée, une bougie était fixée et allumée lorsque la femme enceinte commençait son travail. La statuette est alors posée sur le chevet de la future maman.
La bougie devait brûler jusqu’à la fin de l’accouchement (durée habituelle de l'accouchement) ; les membres de la famille, rassemblés dans la pièce de vie, priaient pour que tout se déroule bien pour la maman et le bébé.
La gamme de couleurs employées dans la polychromie est typique de la Bretagne : du bleu pour le voile, du jaune pour la couronne. Les parties de peau sont laissées blanches.
L’enfant Jésus est présenté habillé, portant un vêtement dont les couleurs sont assorties à celles des vêtements de la Vierge. Il porte un globe dans sa main gauche.
Sur la base carrée de la statuette, on peut lire, dans un cartouche, le monogramme du Christ (IHS = Jésus Sauveur des Hommes) surmonté d'une croix.


Cette jardinière oblongue polychrome en faïence de Quimper a été réalisée par la célèbre manufacture HB dans la seconde moitié du XIXe siècle. HB (La Hubaudière Bousquet) est l’une des trois grandes faïenceries de Quimper. Elle est fondée par Pierre Bousquet en 1708 et passe par alliance à Antoine de la Hubaudière en 1776. Au milieu du XIXe siècle, la décoration des faïences répond à la nouvelle demande d’imageries régionales. Sur la face, dans un cartouche, est représentée une scène de taverne vivante et colorée. De l’autre côté, figure le blason de la Bretagne accompagné de sa devise : « A ma vie ». Des têtes de béliers forment les anses de préhension. L’ensemble de la jardinière est richement orné d’entrelacs de couleur jaune sur fond bleu. 


 

Patène 

 

 

Cette patène en argent a été réalisée par le maître-orfèvre parisien Alexandre Thierry entre 1823 et 1838. Elle porte le monogramme du Christ, IHS (Jésus, sauveur des hommes). Le H est surmonté d’une croix latine. A l’intérieur de chacune des lettres et de la croix, figurent des épis de blé, symbole du pain. Le Sacré-Cœur de Jésus apparaît sous l’inscription. 


 

Voile d'ostensoir

 

Ce voile d’ostensoir en soie et en satin date de la fin du XVIIIe siècle. Le voile est placé sur l’ostensoir pendant la cérémonie avant son utilisation. De couleur rouge, couleur de l’amour et du don mais aussi du sang versé, il est réservé aux fêtes des martyrs, le jour des Rameaux, le vendredi saint, le jour du Sacré-Cœur et celui de la Pentecôte. Bordé d’un galon doré et terminé par des franges en fils métalliques, il symbolise par son ornementation l’objet qu’il cache. Au centre, le saint sacrement est entouré d’une gloire et surmonté d’une croix. Dessous, sur le pied, apparaît le triangle trinitaire