Eglise saint louis de LA barre de monts

Histoire  de l’église Saint-Louis de la Barre de Monts

 

La Barre de Monts ne devint une paroisse qu’à la suite du concordat signé entre Bonaparte et le Pape Pie VII le 16 juillet 1801 , qui réorganisa l’église.

Le château de Beaumanoir possédait une chapelle qui fut construite à une époque indéterminée.

Cette chapelle fut dotée d’une cloche bénie le 27 octobre 1731. Elle fut vendue comme bien national en 1791 et détruite pendant les troubles de la révolution

 En 1812 est construit une première église, là où nous sommes aujourd’hui ; l’emplacement qui a été choisi ne l’a pas été par hasard. La route du marais était alors l’accès principal et le seul pendant longtemps ce qui explique que le chœur n’est pas orienté vers l’est suivant la tradition. La route stratégique Beauvoir- Fromentine n’a été construite qu’en 1836.

Cette église témoignait à la fois du peu de ressources de la nouvelle paroisse et de la maladresse les ouvriers chargés de sa construction. C’était une sorte de halle ressemblant à une grange du marais qui exista jusqu’en 1841. Une cloche fut achetée en 1813 et placée à l’extérieur de l’église, soutenue par 2 poteaux. Cette première église fut démolie pour faire place à un édifice plus conforme au culte.

 Le nouvel édifice fut construit en 1841 avec le produit des biens de la fabrique (conseil économique) et à elle demandait oui j’arrête de ses passions et resta l’ombre, les dons volontaires des habitants et le secours gouvernement.

En 1852 on découvre une cloche dans un champ au nord - est de l’église, la fabrique l’acheta pensant que s’était celle de l’ancienne chapelle, bénie en 1731, et enfouie à la révolution. Elle fut bénie à nouveau en 1853 par M. Bonin missionnaire.

Cette cloche ne fut malheureusement pas conservée, elle fut cédée en 1872 au fondeur Amédée Bollée en même temps qu’une autre achetée en 1813, en échange d’une cloche plus grosse, à laquelle est venue se joindre une compagne en 1890.

Les cloches furent bénies en 1890. Une laide charpente s’élevait jadis au-dessus du portail, appuyée sur une poutre transversale, et sur le mur de la façade. La foudre ayant frappé cette charpente qui supportait une cloche, le 22 avril 1965, elle fut remplacée par un clocher véritable terminé en 1867. Il reste tout à fait classique et d’une architecture simple, des pilastres d’angle courent sur toute la hauteur du bâtiment, entrecoupés de cordons qui permettent de rompre la monotonie de la façade.

Le décor est concentré sur les ouvertures autour du portail avec notamment le fronton triangulaire et autour des ouvertures, des archivoltes(mesures), une tour carrée au-dessus du porche avec une porte-fenêtre en style roman et fronton triangulaire qui supporte une flèche octogonale.

 

Première restauration de l’église en 1879 - 1880 : vitraux, charpente changée, tuiles remplacées par des ardoises, corniche refaite.

 

Après-guerre le chœur est réparé une première fois et  est à nouveau restauré en 1962. En 2012 le coq a été remplacé.


Descriptif de l'intérieur de l'église

L’église est composée d’une nef centrale à cinq travées qui s’ouvrent par des arcades portées par des piliers carrés sur deux collatéraux. Elle est d’une tenture des dessins entrée. Le chœur est un hémicycle. Il n’y a pas de transept. Le maître-autel placé primitivement sous l’invocation de Saint-Nicolas ( l’ancien prieuré) puis de Saint-Pierre ( 1ère église) suite à des désordres survenus lors des fêtes du saint patron ( assemblées profanes qui donnent lieu à un grand nombre d’abus), une ordonnance épiscopale du 4 juin 1832 fixa la fête de saint Louis, roi de France, comme fête patronale ; aujourd’hui encore l’église est  dédiée à ce roi de France.

 

Les premiers vitraux ont été posées en 1880, chacun portant les noms des donateurs. Troués par les intempéries et des jets de pierres, ils furent remplacés par les vitraux actuels en 1963 et 1964.

Le maître-verrier M. Van Guy de Tours a fait figurer : dans le chœur côté nord, le blason de la Barre de Monts,(trois monts surmontées de trois pins, barré d’azur, et un bateau représentant le port, blason créé en 1959) dessiné par M. Jean Boulay, sous la direction du docteur et historien M. Julien Rousseau de Beauvoir sur mer.

Côté sud le blason de France en hommage à Saint-Louis. Côté gauche le vitrail du font représente le Saint Esprit (M. Van Guy de Tours, 1960) : œuvre parlante par la représentation de l’Esprit-Saint au-dessus des eaux, pouvant aussi évoquer le deuxième jour de la genèse ou les eaux du déluge ou simplement l‘eau du baptême car il était prévu de placer le baptistère du porche sous ce vitrail.

Les premières peintures du plafond du chœur étaient du sculpteur Grootaers, établi à Nantes (sculpteur du bénitier de la cathédrale de Nantes, ayant également travaillé sur le passage Pommeraye et la statue de la Place Royale). Les murs du chœur étaient peints d’une tenture en trompe l’œil.

 

 

Le blason de France, en hommage à Saint Louis.

Représentation du saint esprit au dessus des eaux



Les ŒUVRES remarquables

Il y a trois œuvres remarquables dans cette église.

La toile du baptême du Christ signée Barotin , inscrite en 1993 à l’inventaire supplémentaire au monument historique (ISMH) , est une œuvre naïve du peintre local de 1856 ; elle représente à droite Saint-Jean-Baptiste avec la croix portant un Phylactère ( ruban) avec Agnus dei; à gauche, le Christ, drapé de rouge, bras repliés sur la poitrine. Au-dessus, la colombe du Saint Esprit entouré de deux têtes d’anges dans les nuées.


Les deux retables en bois peint du 19e siècle inscrits eux aussi à ISMH en 1993 : l’un avec une toile centrale montrant la Vierge et l’enfant, l’activité explicite du village, la pêche côtière ce qui explique la présence sur son côté droit d’un bateau en détresse avec au loin la silhouette d’un clocher.

L’autre représente l’éducation de la Vierge par sainte Anne. Nous sommes proches de la Bretagne, très attachée au culte de Sainte Anne, ce qui justifie sa présence dans notre église où cette dévotion a pu venir jusqu'à nous.

Détail du bateau en perdition et de la côte.

Sainte Anne enseigne la Vierge Marie.



Au-dessus du porche une toile montrant sainte Thérèse de l’enfant-Jésus inscrite à l’ISMH en 2010.

Cette œuvre a été réalisée par le nantais Paul Boulay en 1930, elle représente sainte Thérèse de Lisieux regardant le Christ sur la croix .

A droite du porche la copie d’une partie de "la Résurrection" du retable d’Issenheim, une œuvre de Mathias Grünewald. Cette reproduction datant de 2001 est l’œuvre d’André Vrignaud de la Barre de Monts et offerte à la paroisse de saint-martin des monts en juin 2016.

Le chemin de croix a été restauré, toile et encadrement avec dorure, il mérite une attention particulière par la qualité de sa réalisation et la précision des détails sur les étapes de la passion du Christ.

Sainte Thérèse par Paul Boulay.

Détail de la copie d'un morceau du retable d'Issenheim. 



 

 

Remarquez de chaque coté du porche d'entrée , un confessionnal, magnifique oeuvre d'ébénisterie.

Un confessionnal désigne un isoloir clos, disposé sous forme décorative dans les églises catholiques afin que le confesseur, un prêtre, y entende derrière un grillage le pénitent « à confesse ».

Les confessionnaux  ne sont plus utilisés